Dans quelle mesure l’information affecte-t-elle la demande pour la qualité de l’environnement? Un groupe de ménages sélectionnés au hasard dans une ville indienne a été informé si leur eau potable avait été testée positive ou non pour la contamination fécale à l’aide d’un kit de test simple et peu coûteux. Les ménages qui, au départ, ne purifiaient pas leur eau et qui avaient déclaré que leur eau potable était possiblement contaminée étaient 11 points de pourcentage plus susceptibles de commencer une forme de purification à domicile au cours des huit prochaines semaines que les ménages qui n’avaient reçu aucune information. Ils ont dépensé 7,24 $ (au PPA) de plus en purification que les ménages témoins. À titre de comparaison, une année de scolarité supplémentaire de l’homme le plus instruit du ménage est associée à une augmentation de 3 points de pourcentage de la probabilité de purification initiale, tandis qu’une augmentation de l’écart-type de l’indice de richesse est associée à une augmentation de 12 points de pourcentage de cette probabilité et à une augmentation des dépenses de 11,75 dollars. La purification initiale des ménages qui ont reçu un résultat « sans contamination » n’a pas réagi en réduisant la purification. Ces résultats suggèrent que les estimations de la demande de qualité de l’environnement qui supposent une information complète peuvent considérablement sous-estimer celle-ci.